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Nous
vous invitons à découvrir ce mois
ci le témoignage de Nicolas JEANNE, passionné depuis
toujours par les chevaux, C'est après avoir
suivi une formation à l’école
des haras nationaux, puis pratiqué diverses
disciplines en compétition qu'il découvre
l'équitation western et plus particulièrement
le cutting.
C'est après avoir travaillé chez un célèbre
entraîneur Américain, Punk Carter qu'il a
choisi de revenir en France, au West Aubrac cutting horse, afin
d'y entraîner chevaux et cavaliers.
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Vous
avez suivi une formation à l’école
des haras nationaux, puis pratiqué diverses
disciplines en compétition en passant par
la voltige et les spectacles équestres, comment
ou à quelle occasion avez-vous découvert
l’équitation western et qu’est
ce qui vous a séduit dans cette forme d’équitation?
J’ai
découvert l’équitation western au
salon du cheval à Paris en discutant avec Yonnel
Estival, chez lequel j’ai eu l’occasion à l’époque
de monter pour le 1ere fois un quarter horse. Cette forme
d’ équitation , ainsi que le cheval lui-même
m’ont tout de suite emballé. La conformation
des quarter m’a immédiatement séduit,
mais c’est surtout le mode d’éducation
et le mental de ces chevaux qui m’ont fait craquer,
issue du milieu classique, le côté décontracté de
cette équitation m’a séduit.
Après le reining, vous vous êtes dirigé vers le cutting.
Pourquoi ce choix? Le travail avec le bétail?
Le Cutting m’attirait depuis
longtemps, mais difficile de trouver un lieu où pratiquer
et, finalement j’ai pu grâce à un stage chez
West Aubrac avec Hank Moss, entraîneur de Cutting en Louisiane,
découvrir cette technique de travail entre le cheval et
le bétail, et j’ai accroché immédiatement.
Vous avez eu la chance de partir travailler aux Etats-Unis chez un grand
entraîneur de cutting, Punk Carter. Quel reste pour vous le ou
les meilleurs souvenirs de cette expérience?
Les meilleurs souvenirs durant mon
séjour chez punk carter sont tout d’abord la découverte
de toutes les techniques de travail du cheval de Cutting, mais
aussi le travail du bétail, et tout ça avec un homme
ayant plus de 30 ans d’expérience. J’ai eu l’occasion
de monter de nombreux chevaux de cutting, mais aussi de vrais chevaux
de ranch issus du King Ranch, chevaux montés tous les jours
pour le travail quotidien dans un ranch du Texas. J’ai aussi
effectué de nombreux débourrages, car, tous les jours
arrivent dans le ranch de Punk de nouveaux jeunes chevaux à débourrer.
J’ai pu voir les futuritys 2005 à Fort Worth ainsi
que les super stakes, et dans les coulisses, en côtoyant
les plus grands, toujours grâce à Punk. Et finalement
j’ai eu l’immense chance de participer à plusieurs
show avec une jument que mon coach m’a gentiment prêté.
Bref côté souvenirs, j’ai fais le plein, mais
je ne m’arrêterais pas là, et je compte bien
retourner aux USA chaque année, pour ne pas m’installer
dans une routine, mais continuer à progresser et toujours
apprendre.
Durant
ce séjour, vous avez aussi eu l’occasion
de cotoyer et d’observer des grands noms du
cutting Américain tels que Paul Hansma, Guy
Wood, Bill Freeman et bien d'autres encore. Quel
est celui qui vous a le plus impressionné?
Les entraîneurs
comme Guy Wood, Paul Hansma, Matt Gaines, Bill Freeman,
Ronnie Rice, Roy Carter (frère de Punk) et beaucoup
d’autres encore sont de très grands professionnels
du cutting et sont en fait tous très impressionnants.
Ils ont chacun leur technique de travail, mais au bout
du compte, ces techniques se rejoignent, car c’est
du très haut niveau, du grand art. Il est pourtant
facile d’aller à leur rencontre, parler
avec eux sans appréhension, ce sont des gens simples,
humbles, et l’entraide en show et une évidence
pour tous.
Qu’avez-vous ramené dans vos bagages que nous n’avions
en France, en terme de cutting bien sûr, et que vous allez tenter
d’inculquer à vos prochains élèves?
J’ai ramené dans
mes bagages une mentalité qui à ma connaissance
fait cruellement défaut en France: L’esprit d’équipe,
l’esprit que tous les sportifs devrait avoir: Que le meilleur
gagne, sans tricherie et dans la convivialité. Je vais
essayer d’expliquer cela à tous ceux qui voudront
bien me faire confiance et viendront apprendre le travail du
bétail chez mo. Pour progresser, aidons nous les uns les
autres, sans arrière pensée. C’est une mentalité que
je n’ai pas rencontré en France, ou si peu. En France
on a plutôt tendance à toujours vouloir tirer la
couverture à soi, et tant pis pour les autres, et c’est
tout le contraire de la mentalité que j’ai rencontré chez
les cutters américains. J’espère donc former
une équipe de cutters français qui auront compris ça,
et qui pourront se faire réellement plaisir sur les terrains
de concours
Votre avis sur le cutting en France?
Je ne peux pas pour l’instant
donner mon avis sur le cutting en France, je n’en connais
pas le niveau, et je ne connais pas non plus les cutters français,
j’ai vraiment démarrer dans cette discipline et
tout appris aux USA. Je sais juste que c’est un sport qui
ne demande qu’à se développer et j’espère
alors qu’il se développera dans le bon sens, c'est-à-dire
du sport, du vrai, du travail fait sérieusement, pas de "Bricolage
maison".
Y aurait il des choses à améliorer, si oui, lesquelles?
ou des initiatives à encourager?
Pour ce qui est d’améliorer
les choses, et encourager les initiatives, je ne suis pas encore
assez impliqué dans le milieu du cutting made in France
pour avoir pu me faire ma propre opinion et soumettre des propositions
d’amélioration.
Que
pourriez vous conseiller aux cavaliers désirant
se lancer dans cette discipline et plus tard dans
la compétition ?
Pour
les cavaliers qui souhaitent se lancer dans cette discipline
je leur conseillerai de bien se renseigner avant l’achat
d’un cheval, pour être bien sur qu’il
soit adapté à leur niveau et qu’il
répondra à leurs projets. Un cheval d’Open
par exemple n’est pas à conseiller pour
un débutant, qui risquerait de se faire peur avec
ou encore ne pourrait plus gérer son cheval, et
c’est le début des ennuis. Ensuite une fois
l’achat du cheval effectué, il faut trouver
le coach qui fera progresser le cavalier et sa monture.
Travailler tout seul dans son coin, ne peut pas suffire à qui
souhaite un jour participer à des shows
Pensez
vous que les compétitions de cutting soient
actuellement suffisamment accessible aux cavaliers
amateurs ?
Je n’ai pas encore
eu l’occasion d’aller sur les terrains de
concours européens pour me faire un idée,
mais, je suppose que comme aux Etats Unis, il y a toujours
des classes prévues pour tous les niveaux.
Qu’est ce qui fait à votre avis un bon cheval de cutting
? Uniquement la lignée?
Chez un bon cheval de Cutting la
morphologie, la conformation sont d’une grande importance
surtout selon le niveau de compétition auquel on espère
accéder, mais bien sur les lignées sélectionnées
sont primordiales, il suffit de regarder le travail des américains à ce
sujet, et ensuite, vient le travail proprement dit.
Est-ce
difficile de se procurer un bon cheval de cutting
en France ? N’importe quel cheval avec une
confirmation adaptée à la pratique
de cette discipline peut-il faire un bon cheval de
cutting ?
Il est difficile de se
procurer aujourd’hui un bon cheval de Cutting en
France, mais heureusement certains éleveurs ont
acheté de bonnes poulinières ainsi que
de bonnes saillies aux USA et cela va permettre de commencer à produire
de bons chevaux de Cutting en France. N’importe
quel cheval ne peut pas devenir un cheval de cutting, ça
c’est une réalité.
Qu’est ce qui fait à votre
avis un bon cavalier de cutting ?
Pour faire un bon cavalier
de cutting il faut de toute évidence connaître
les techniques de préparation des chevaux destinés à la
compétition, et préparer son cheval avec
méthode et patience, ou encore comme le font certains
non-pro, confier son cheval à un professionnel
qui le prépare et le fait travailler au quotidien
, et ensuite venir monter son cheval chez ce professionnel
qui va nous aider à préparer le show, mais,
et c’est important, il faut en plus avoir une bonne
connaissance du bétail.
Une bonne connaissance du bétail n’est elle pas indispensable
pour un cavalier de cutting?
Bien sur la connaissance du bétail,
c’est indispensable, mais tout s’apprend avec un
peu de courage et de la volonté, et comme pour tous les
sports, c’est en pratiquant quotidiennement que l’on
progresse et que l’on améliore ses points faibles.
Quelles sont les difficultés particulières
liées à la pratique de cette discipline, trouver
le bétail par exemple ? Que faudrait-il faire pour que
cette discipline devienne plus populaire ?
La
difficulté principale liée à la pratique
du Cutting est de trouver du bétail et aussi de réunir
suffisamment de cavaliers pour organiser un show, et encore trouver
suffisamment de bonnes volontés pour bien vouloir organiser
des shows tout au long de l’année. Je pense en effet,
que plus il y aura de concours organisés, plus ce sport
se développera, car, pour l’instant, en France nous
n’en sommes vraiment qu’au début, et j’espère
que maintenant, grâce à la petite équipe
de cavaliers qui m’entoure je vais pouvoir contribuer au
développement d’un sport aussi beau que le Cutting
et cela dans notre belle France.
| Nous
tenons à remercier Nicolas JEANNE d'avoir
répondu à nos questions. Si vous
souhaitez en savoir plus sur cet entraîneur,
nous vous invitons à consulter le site
de West Aubrac Cutting Horses: www.west-aubrac-horses.com |
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