
Nathalie SERIER avec Okie Dell
Mingo
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Equi-western
vous invite ce mois ci à découvrir
le témoignage de Nathalie SERIER, une
passionnée qui nous fera découvrir
l'univers et l'aventure de l'équitation
western en Nouvelle Caledonie.
Un
reportage sous les tropiques très intéressant
et surprenant.
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Comment
avez vous découvert l’équitation
Western?
Je
monte depuis l’âge de huit ans, j’en
ai 38 aujourd’hui... Au départ, je versais
plutôt dans les Anglo- arabes ou le Barbe et J’ai
eu deux chevaux de ces races. J’ai fait du saut
d’obstacle dans ma jeunesse et préparé durant
un an l’école de Cavalier Soigneur à Lamorlaye
chez une championne CSO de l’époque. Ensuite,
je montais dans une écurie privée que tenait
un ami puis j’ai acheté ma première
jument. Plus tard, je suis venue vivre en Nouvelle Calédonie.
Donc, comme beaucoup de gens, je montais « classique » avant
de découvrir l’Equitation Western, en revanche,
j’ai rapidement connu les Quarter Horses et j’ai
acheté une jument Half quarter dans le but de
la faire pouliner (à l’époque, on
trouvait peu de Quarters pleins papiers, de plus le Stud-book
calédonien concernant les Quarter horses n’était
pas encore fixé...). J’étais à ce
moment là Secrétaire d’une Association
de cavaliers propriétaires qui visaient à faire
notamment de la ballade. Puis nous en sommes venus à vouloir
ouvrir une section Western bien qu’une association
spécialisée existait déjà,
mais elle était en brousse et nous n’avions
rien dans le Sud calédonien. Certains de nos cavaliers
faisaient néanmoins parti de l’ACEW (Association
Calédonienne d’Equitation Western) et c’est
ainsi que j’ai découvert le b-a-ba des disciplines
western. Par la suite, je suis devenue membre de cette
association et ai participer à tous les stages
proposés.
Qu’est
ce qui vous a plu dans cette forme d’équitation
?
En
premier lieu, c’est le côté sécurité et éducation
des chevaux qui m’a attirée. Par la suite
c’est le fait que le « Western » forme
des hommes de chevaux et non plus seulement des cavaliers.
Aujourd’hui j’avoue être attirée
par le côté sportif autant que par l’élevage.
Pourriez
nous vous parler de vos chevaux ? Quelle discipline
pratiquez vous ?
J’ai
4 chevaux pour le moment dont 3 juments. L’une
d’entre elle était poulinière, (Sweet-Soft),
elle est à la retraite (22 ans), une de ses fille
est poulinière à son tours (Sweet Charming
Rock) depuis cette année (5,5 ans), la troisième
est une jument mise au Reining (6 ans) (Okie Dell Mingo),
que je destine également au même dessein
d’ici 2 ans. L’une est plein papier, l’autre
est half quarter, les deux sont de production locale
bien que ma jument de Reining soit de père importé d’Australie.
Ma vieille jument est une « Ole Man San » importé d’Australie
en Calédonie peu après une première
importation du Texas, c’était un petit fils
du fameux « Three bars » par son père
et de « Bert » par la mère. Ma jeune
poulinière elle descend (par le père) de « Doc’s
Spinifex » (2 générations), fameux étalon
de Cutting en Australie très couru d’autant
qu’il est mort il y a peu. Sa mère est ma
vielle jument (voir ci dessus). Enfin ma jument de Reining
dont j’ai remonté la généalogie
jusqu’au premier inscrit au stud US ! Ses deux
arrières grands pères sont de bonnes lignées
: Doc’s Okie Quixote par le père et Dell
Mingo par la mère. Il y a beaucoup de Poco Bueno/Hickory
Bill (8 fois), et un gros inbreeding de 4ème génération
sur Doc Bar (4 fois), dans son arbre de lignée.
(Ca c’était pour les amateurs du genre !!!)
Toutes
trois sont de lignées Cutting car j’ai une prédilection
pour ces lignées et leur format, bien que je m’adonne
au Reining...
J’oubliais mon vieux pur sang, à la retraite aussi (il a
28 ans !)
Comment
l’équitation Western est elle arrivée en Nouvelle
Calédonie ?
C’est
grâce à de grands propriétaires éleveurs
calédoniens que les disciplines Western ainsi que les premiers
Quarters sont arrivés sur le Territoire. Certains d’entre
eux sont allés directement à la source (Texas) il
y a une vingtaine d’années pour voir ce qui se pratiquait
là bas. Parallèlement, la chambre d’agriculture
a importé des étalons QH.

Sweet Charming Rock
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Nathalie avec Okie
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Est-ce
que le fait que ce soit une terre d’élevage
de bétail y soit pour quelques choses ?
Bien évidemment,
en fait il s’est agit d’une poignée
de passionnés qui recherchaient une méthode
différente et des chevaux différents pour
le travail du bétail. On ne peut pas dire aujourd’hui
que tous ont adopté le western (question de coût,
de temps, voir culturelle), mais en revanche, il est évident
que cela a rejaillit sur la plupart des éleveurs
de façon indirecte dans le travail de leurs chevaux.
Quelles
sont les disciplines western qui rencontrent le
plus de succès en Nouvelle Calédonie
?
Le Cutting, le Trail, le Reining, le Halter et le Working Cow Horse pour
ce qui est de l’ACEW. Le Rodéo, le Bull Dogging, le Barrel
Race pour ce qui est des rencontres Agricoles et Culturelles (foires
diverses). L’ACEW se place davantage sur un plan sportif très
reglementé tandis que les petites Associations ou les organisateurs
de foires sont plutôt fixés sur le plan récréatif.
Il existe quand même une Association concernant le Rodéo.
Votre « voisin » le
plus proche est l’Australie, comment évolue
l’équitation western là bas?
L’Australie
est très bien placée dans le monde western,
notamment en Cutting et en Halter. J’en veux pour
preuve l’envois récent d’étalons
aux USA ainsi que les exportations d’embryons.
Il y a également les participations de plus en
plus importantes des Australiens dans les grosses manifestations
US comme les futuritys de Cutting.
L’Australie,
elle aussi une terre d’élevage subit
elle l’influence de l’EW ou bien reste
elle attachée à ses propres méthodes
?
L’Australie
est le berceau des méthodes de Stock (par lesquelles
les Calédoniens ont fortement été influencés).
Par conséquent, comme chez nous, ces méthodes
continuent de faire leurs preuves mais là bas
aussi les méthodes Western font leur chemin, le
Quarter Horse y est omni présent (des villages
entiers sont dédiés à leur élevage)
et de la même manière qu’ici, leur
travail se trouve doucement modifié par les méthodes
western (Prise en main précoce des poulains destinés
au travail, comportement général plus en
symbiose avec les chevaux...). D’autre part, il
existe là-bas un stud boock du cheval de stock
fortement imprégné par le sang quarter
Horse.

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Comment
s’est effectuée la mutation entre
les nouvelles techniques importées des USA
dans les années 80 et les méthodes
traditionnelles qu’étaient celles
des éleveurs et cowboy de Nouvelle Calédonie
? Est-ce que cela s’est fait en douceur ou
bien y a-t-il eu des réticences ?
Pour
ce qui est des calédoniens, le nom des éleveurs
au départ est les « Stockmen » (Comme
en Australie), comme je l’ai dis précédemment,
on parle plutôt d’une influence western dans
le travail du stock qu’une adaptation proprement
dite ormis les éleveurs passionnés de Quarter
horses ou encore qui peuvent prendre le temps nécessaire à former
leurs chevaux et investir dans le matériel nécessaire à cela,
il reste que les méthodes de stock sont encore
les plus nombreuses chez nous. Le Western s’apprend
sur un long terme et beaucoup n’ont pas le luxe
du temps.
Quel
est votre regard sur l’équitation western
telle qu’on la pratique en France, ainsi qu’en
Europe ?
D’un
point de vue personnel je pense que nous sommes assez
différents. Les ¾ des gens qui montent
western ici sont propriétaires de « stations
d’élevage », ils joignent l’utile à l’agréable
mais leur quotidien reste le travail de la station en
premier lieu. Il n’existe pas ou peu de structure
pour les cavaliers westerners de « l’extérieur »,
je veux dire celui qui ne dispose pas de cette chance.
Chacun d’entre nous, dumoins pour la majorité ont
leur propre propriété et ses propres structures.
Il est difficile pour qqun qui n’a pas ces structures
(entraînement quotidien, round pen, bétail,
carrières et autres...) de pouvoir s’investir
correctement dans la compétition et je pense que
c’est pour cela que nous avons du mal à faire
de nouvelles émules. Les structures existantes
comme les centres équestres classiques n’ont
pas les agencements nécessaires pour accueillir
des chevaux de Reining ou de Cutting à l’entraînement,
c’est un frein notoire à notre effloraison,
quant aux associations, elles n’ont pas encore
les moyens nécessaires à cela. Il reste
aussi la difficulté à obtenir des aides
pour un sport qui n’est pas suffisamment connu
et reconnu en tant que tel mais là, je pense que
nous touchons un sujet où tout le monde est dans
le même panier. Les associations offrent quand
même de nombreuses organisations et réunions
d’entraînements au cours desquelles chacun
prête ses installations, de façon hebdomadaires
ou mensuelles, mais c’est toujours insuffisant
pour celui qui n’a pas cela à sa disposition
chaque jour pour pouvoir s’entraîner correctement....
Quels
sont vos « modèles » l’Australie,
L’Europe ou les USA ?
Etant
très proches de l’Australie, nous connaissons
bien leur monde western et beaucoup d’entre nous
se déplacent sur les grands shows et ont des connaissances
chez eux. Une de nos cavalières a par ailleurs
des chevaux à l’entraînement là-bas
et participe aux futuritys de Cutting, une autre devrait
bientôt partir pour faire ceux de Reining. Dans
ces conditions, il est logique que nous soyons naturellement
tournés davantage vers l’Australie que vers
l’Europe, c’est géographique. Sinon,
et bien je présume qu’en terme de modèle
il est difficile de ne pas se tourner vers les USA, c’est
quand même le berceau de cette passion. De plus,
nous avons la chance d’avoir des stages avec de
grands entraîneurs Australiens et Américain
avec un suivi bi annuel depuis 6 ans maintenant, le niveau
calédonien commence donc à monter doucement,
quand à la cavalerie, elle commence à être
de grande qualité dans la race (Dixit un grand
juge de Halter australien).
La
nouvelle Calédonie a une longue tradition
d’élevage, le Cowboy Calédonien
se rapproche t-il plus du bushman Australien, du
cowboy Américain ou ont il un style qui
leur est bien particulier ?
En
Australie, on parle de stockman, en Calédonie aussi. La
population des éleveurs est très fortement imprégnée
et le travail de « stock » est quasiment le même
qu’en Australie à la différence de la grandeur
des propriétés (de 100 à 5000 hectares tout
de même chez nous).... Si les longues journées de
rassemblement de bétail en Australie ont été remplacées
par des hélicoptères, ce n’est pas le cas chez
nous !!!!

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En
France métropolitaine, le prix des Quarters
reste élevé pour une qualité pas
toujours à la hauteur. Qu’en est il
sur le « Caillou » ?
Sur
le caillou, tous les prix sont pratiqués mais
disons que pour un bon petit quarter horse local plein
papiers entre 2,5 et 4 ans, dressé avec les bases
ordinaires (bases pas, trot galop, spins, roll backs,
et passé en mors « à branches »),
il faut compter environ 500 000 de nos francs ce qui
fait environ 27 500FF (excusez moi, je ne connais pas
trop les euros...). Le même cheval avec des papiers
Australiens montera aux environs de 50 000FF. L’idéal
est d’acheter un cheval issu de parents australiens
né sur le territoire, on arrivera environ à 35 à 40
000FF avec des origines « fraîches » et
un bon dressage de base. Mais ces prix sont récents,
pour vous donner une idée, la dernière
jument que j’ai achetée, plein papier mais
locale, à 17 mois débourrée à 18
plus 1 mois de dressage basique m’étais
revenue à 28 000 FF, aujourd’hui on peut
donc avoir le dressage en plus, c’est intéressant
car les prix pratiqués en dressage sont à peu
près de 2700 FF/mois et il faut bien compté 4 à 6
mois pour un bon dressage avec toutes les bases. Faites
le calcul... Evidemment, ces prix sont des prix moyens,
il va de soi que si on importe du Top ce sera plus cher
mais comme tout il faut avoir du nez et voir les bonnes
personnes. Et puis l’Australie est un très
grand pays et nous bénéficions donc d’un
grand panel de lignées intéressantes. Pour
exemple, un ami a ramené une pouliche de 2,5 ans
d’Australie pour 8000$ AU soit 50 000FF, elle est à ce
jour une superbe jument digne en tous points de son grand
père (Dual Pep) et n’aura pas coûter
le prix d’un cheval moyen en Australie, en revanche
elle est restée au dressage entre 6 mois et un
an.... Quand on a un cheval de qualité, il faut
du travail de qualité, et si on a pas les qualifications
nécessaires, alors là ça commence à faire
cher... En conclusion, à l’achat, on a des
opportunités, reste ensuite à les assumer
sur le moyen terme. Et enfin, beaucoup d’entre
nous sont intéressés voire passionnés
par les lignées, la génétique et
nous sommes pour beaucoup éleveurs, ce qui nous
permet de tirer la qualité vers le haut, car la
concurrence est rude...
Et
les autres races US, comme Appaloosa et paints
? Se développent elles en Nouvelle Calédonie
?
Malheureusement,
l’Appaloosa a eu son heure de gloire mais dans
les 5 dernières années, 4 des meilleurs étalons
du Territoires sont décédés d’accidents
pour 3 d’entre eux et coliques pour le dernier.
Ne reste plus que très peu d’étalons
et malheureusement pour beaucoup issus de la même
souche, la qualité des poulinière reste
rare même si certaines sont de très bonnes
lignées, ce n’est pas suffisant pour renouveler
le sang... C’est vraiment dommage, et puis comme
ailleurs je suppose, l’appaloosa souffre de la
popularité du Quarter horse... Pour ce qui est
des paints, même histoire à plus courte échelle,
seulement deux étalons au départ et l’un
d’entre eux est mort.
L’éthologie
rencontre un succès grandissant en France
et en Europe, qu’en est il chez vous? Et
en Australie, où de grands éthologistes
Américains ont déjà fait des
clinics?
L’éthologie
chez nous est plus populaire dans les centres équestres
que chez ceux du western, nous préfèrons
parler de western-horsemanship qui en découle
tout autant. Cela étant, je pense simplement qu’un
bon homme de cheval est un homme qui connaît le
comportement des chevaux (pas éthologue pour autant,
nous sommes d’accord). Nous avons tous lu les livres
de Monty Roberts, John Lyons et autres grands professionnels
ou pas, et il est évident que même si on
adhère pas totalement, pleins de bonnes choses
sont à prendre. Je serais seulement d’avis
de faire le tri dans certaines choses et aussi de séparer
deux choses essentielles : La méthode et le don
qui sont deux choses très différentes et
qui ne sont pas toujours différenciées
par tous. En tous les cas, je pense que sans être
versés complètement dans l’éthologie,
nous sommes en tous cas tous intéressés
et un peu pratiquants.
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Comment
imaginez l’évolution de l’élevage
de quarters en Nouvelle Calédonie? Vers l’Australie,
votre « voisin » le plus proche ? Votre «isolement » est
il un inconvénient ?
En
effet, il n’est pas impossible que d’ici
quelques années nous puissions exporter à notre
tours vers l’Australie, la Nouvelle Zélande
ou les îles alentours, à suivre...
Est
il possible de voir prochainement, des quarters
originaires de nouvelle Calédonie importés
en France ? Ou ailleurs ? C'est peut être
déjà le cas?
Géographiquement,
il ne nous est pas permis de penser pour le moment pouvoir
toucher l’Europe en terme d’exportation équine,
de plus ce n’est pas possible dans l’immédiat
dans la mesure où les compagnies aériennes
ne mettent plus de cargos spéciaux à notre
disposition vers l’Europe....... Il faut savoir
aussi que le coût du déplacement est énorme.
En revanche, nous attendons avec une très grande
impatience, les protocoles d’accords vétérinaires
et sanitaires nécessaires à l’exportation
(et l’importation) d’embryons !!!
Comment
s’organise l’équitation western
en Nouvelle Calédonie, avez vous des associations
qui structurent et organisent ?
Vous
avez bien compris que notre situation géographique
est un gros problème. S’ensuivent beaucoup
d’autres : La Nouvelle Calédonie est un
tout petit pays peu peuplé, par conséquent
il ne faut pas s’attendre à une grosse machine
western qui va débarquer partout dans le monde.
Nous sommes environs 300 000 habitants (environ 150 000
chevaux tout de même). Les personnes intéressées
par le western sont probablement plus nombreuses qu’on
ne pense mais nous manquons de moyens pour pouvoir les
accueillir comme il faut (structures mécaniques
associatives ou publiques inexistantes). L’organisation
des Associations western n’a que trop peu de moyens
pour faire face à ce problème qu’est
l’augmentation du nombre de ses adhérents.
Seulement deux associations sur le Territoire sont spécialisées
dans le western, L’une compte environ 80 membres,
l’autre une centaine (en gros). Ces associations
font beaucoup pour leurs membres, à savoir des
Organisations de stages (au moins 3 par an) avec de grands
entraîneurs étrangers, des concours officiels
(aujourd’hui pris en compte par l’AQHA australienne),
la Direction du Stud-book du Quarter Horse en Nouvelle
Calédonie, des journées récréatives
avec démonstrations au grand public, des réunions
d’entraînements, l’accueil de juges
officiels étrangers pour les compétitions....
Ces associations (l’ACEW (Association Calédonienne
d’Equitation Western) ou Dumbéa Cheval Loisirs
(pour l’organisation de concours supplémentaires)
ainsi que l’UPRA (association pour les races équines)
et la Chambre d’Agriculture aident et structurent
du côté de l’élevage ; En effet,
c’est de ce côté que les plus grands
pas ont été franchis. Reste donc à développer
et promouvoir le côté sportif... Les premiers à se
lancer à l’étranger, le font en leur
nom propre, je pense qu’il faut trouver des aides
de ce côté là.
Une
chose est sûre : Quand je revois le passé ne
serait ce que 10 ans en arrière, le pas franchi
est énorme : Il y a dix ans, on trouvait très
peu de Quarter Horse purs (plein papiers) et l’importation
se faisait au compte goutte, limitée à la
Chambre d’Agriculture et quelques gros propriétaires
passionnés. Aujourd’hui, plus d’un
cavalier western sur deux dispose d’un quarter
horse qu’il a importé ou fait importer.
Sans compter le fait que les nouveaux produits de ces
chevaux importés arrivent sur le marché et
sont aussi mis à de bonnes juments plein papiers
locales. La jumenterie est d’une très
haute qualité et les étalons ont été bien
choisis, ce qui laisse prévoir une continuité dans
la qualité et la diversité des lignées.
Il
y a dix ans, il y avait 3 concours officiels locaux
annuels (reining, cutting trail) peu de stages et de
jeunes entraîneurs peu connu ou étrangers
(barrière de la langue) sans interprètes.
Aujourd’hui au moins 3 stages annuels avec de
grands nom du western et un suivi régulier,
des conseils de professionnels pour nos chevaux, des
programmes de travail, des interprètes. Des
concours officiels jugés par des juges AQHA,
des chevaux racés faits pour leurs disciplines.
Il
y a dix ans on se la coulait douce ! Aujourd’hui
on bosse et on aime ça !!!
En
tous cas on peut remercier tous les « premiers » à avoir
franchit le pas de l’importation, de la réglementation,
de l’amélioration et aussi du don de soi
pour nombre d’entre eux car aujourd’hui
quand je regarde monter mes amis: Ca ressemble à quelque
chose, maintenant, on fait du western !
Nous
tenons à remercier Nathalie SERIER d'avoir
répondue à nos questions.
Si vous souhaitez en savoir plus sur l'équitation western en Nouvelle
Caledonie, vous pouvez consulter son site à l'adresse suivante:
Equitation
western en Nouvelle Caledonie |
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