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Basé sur un partenariat de compétences
entre Yoann Rivollier, entraîneur et Pierre Thomas
en charge de l'agence cheval et des services aux éleveurs,
l'agence de LA PALOUSEY, aux travers des divers services
qu'elle offre, s'est donnée pour mission de promouvoir
l'équitation western et le developpement des races
Américaines en France.
De la création de sites internet aux stages de formation,
du débourrage à l'assistance non-pro en passant
par l'entraînement et la présentation de chevaux
de concours, l'agence de LA PALOUSEY veut contribuer à ouvrir
de nouveaux horizons dans notre paysage western.
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Comment
avez-vous découvert l’équitation
western et les races US ?
C’est lors de ma formation dans le domaine équin
que j’ai été amené à découvrir
les chevaux Américains et les méthodes western
lors de stages scolaires. Après 7 ans d’équitation
classique et espagnole, je me plonge dans l’équitation
Western car j’y trouve une cohérence par rapport à la
façon de voir mon travail d’entraîneur.
Qu’est ce qui vous a séduit dans l’équitation
western ? Les disciplines, la méthode, les chevaux...
Après une longue expérience en classique, je
recherchai toujours une méthode d’approche du
débourrage qui me conviendrait mieux. Dans un premier
temps, j’ai pu apprécier ces méthodes d’approche
et les pratiquer. Ce fut pour moi une révélation
en matière de débourrage. J’ai donc poussé plus
loin ma formation en Western. Même si ces méthodes
douces peuvent largement être appliquées sur toutes
les races, la découverte des races Américaines
m’a agréablement surpris de part leurs compétences,
leur morphologie et leur mental si réputé. Je
me suis donc « pris au jeu » et me suis formé aux
diverses disciplines western tels que le Western Pleasure,
le Reining, le trail… Aujourd’hui je continue à perfectionner
régulièrement ma formation par exemple en
hunter under saddle. Comment
vous est venu l’idée de créer
cette agence de promotion au service des 3 races western ?
Aviez vous constaté un manque ou un besoin à ce
niveau ?
Tout d’abord, il est important de préciser que
La Palousey est basé sur un partenariat de compétences
entre deux acteurs dont les missions sont complémentaires.
Yoann Rivollier, l’entraîneur, s’occupe du
travail des chevaux, du débourrage à la sortie
en compétition. Pierre Thomas, cavalier amateur occasionnel
et passionné pour les races américaines, gère
les services aux éleveurs et l’agence cheval.
C’est en observant les éleveurs et leurs difficultés
a promouvoir leurs chevaux ainsi que la difficulté des
particuliers qui recherchent des chevaux américains
que nous avons décidé de mettre en place un service
basé sur le principe d’un carrefour national.
Ce principe de plateforme permet aussi bien aux propriétaires
de chevaux, amateur ou professionnel, d’en faire la promotion
efficacement et à moindre coût et ainsi, sous-traiter
les ventes. Il permet aussi aux acquéreurs d’avoir
accès à une base de chevaux à vendre conséquente
qui leur permet d’effectuer un choix fidèle à leurs
attentes sans phénomène récurant de concurrence
et en étant guidé dans leur projet d’achat
par des professionnels indépendant. Il existe un réel
besoin pour les acheteurs d’être guidé par
une personne professionnelle et indépendante pour éviter
les pièges si courant dans les ventes de chevaux. En
ce qui concerne les éleveurs, un besoin évident
d’assistance et de sous-traitance de la vente est exprimé chaque
jour pour leur permettre de ce consacré pleinement à l’élevage
et au travail de leurs chevaux. Pour eux c’est une prestation
qui leur permet de gagner énormément de temps
car nous gérons la vente de A à Z. Quels
sont les services proposés et vos objectifs à plus
ou moins long terme ?
Les services proposés par La Palousey sont très
nombreux. Ils ont tous le même objectif prioritaire.
Nous travaillons ensemble pour faire grandir les races US en
France. L’agence en est l’exemple type aujourd’hui
car ce service met facilement en relation les professionnels
de l’élevage et les amoureux des races américaines
pour le loisirs ou la compétition.
Nos différents services s’adressent aussi bien
aux particuliers qu’aux professionnels. Nous élaborons
une gamme de services adaptés aux uns comme aux autres
en fonction des attentes de chacun. Par exemple, nous travaillons
en collaboration avec les éleveurs pour assurer la promotion
de leur travail sur Internet ou dans la presse spécialisée.
Nous avons aussi mis au point en partenariat avec des cavaliers
randonneurs, un système de formation des chevaux aux
loisirs basé sur plusieurs bases de disciplines Western
(Western Pleasure, Trail…) et sur une formation poussée
en extérieur. Ce système de formation permet
aux propriétaires, débutants ou confirmés,
d’obtenir des chevaux sûr et serein pour la randonnée.
A
votre avis de quoi manque le plus les élevages et l’équitation
western en France : des chevaux, des entraîneurs, plus
de centres équestres, des investisseurs, plus de solidarité…
Les chevaux américains et l’équitation
Western déclenchent un engouement toujours croissant
de part leur accessibilité. Cette accessibilité est établie
sur la notion de plaisir. Plaisir au contact des chevaux, plaisir
de travailler un poulain calme, plaisir de monter selon ses
envies, plaisir de ce retrouver sur de petites structures et
de partager sa passion de cheval, plaisir de pouvoir profiter
pleinement en extérieur. Chacun voit midi à sa
porte et cette notion de plaisir peut prendre différentes
formes. Certains le trouveront sur une carrière de concours
et d’autres en galopant sur de longues allées
cavalières
Cette valeur de plaisir doit rester, selon nous, le pilier
primaire de l’équitation western en France et
par ce fait, le temps fera que les chevaux américains
et l’équitation western suivront le bon chemin
et se développeront tout naturellement.
Avez-vous
des critères spécifiques pour sélectionner
les éleveurs avec qui vous travaillez ?
L’agence cheval La Palousey met un point d’honneur à mettre
en avant la qualité du travail des éleveurs qui
ont choisi de travailler avec nous. Nous souhaitons offrir à nos
clients le niveau de qualité qu’ils désirent
pour leur futur cheval. C’est pourquoi nous prenons soin
de rencontrer personnellement les éleveurs et leurs
chevaux. En effet, le principe de l’agence s’appuie
dans un premier temps sur le contact que nous pouvons développer
avec les éleveurs. Nous sélectionnons ensuite
les élevages en fonction de leur qualité sur
deux point majeurs : le travail de sélection quand aux
objectifs qu’ils poursuivent et le travail d’éducation
des poulains. La demande est très étendue. Chaque éleveur
présente une particularité de par ses objectifs.
Certains s’orientent sur une sélection rigoureuse
pour correspondre à une discipline précise, d’autre
s’oriente vers une sélection de mental, de morphologie
et de couleur pour offrir de très bons chevaux de loisir.
Le but premier de l’agence est de pouvoir offrir un véritable
carrefour aux particuliers qui recherche le cheval de leurs
rêves et pour cela nous nous devons d’avoir une
offre assez large d’un point de vue disciplines, origines,
compétences… en sauvegardant un niveau de qualité qui
saura satisfaire pleinement nos clients.
Comment
imaginez vous l’évolution de ces races
en France, pourquoi pas des débouchés dans d’autres équitation,
autre que western ? Est ce possible ?
Les chevaux américains sont de plus en plus polyvalent.
Cette polyvalence s’installe au fur et à mesure
que les cavaliers découvrent leurs nombreuses compétences
et leur mental si réputé. On commence à voir
apparaître des chevaux américains en dressage
par exemple.
L’équitation anglaise s’est emparée
des races américaines il y a déjà quelques
années et nous voyons apparaître des disciplines
telle que le hunter under saddle sur les concours français.
De part sa longue formation en équitation classique,
notre entraîneur, Yoann Rivollier, développe énormément
cette discipline car elle représente une véritable
passerelle pour les cavaliers de l’équitation
classique qui recherche une nouveauté sans forcément
changer leurs méthodes de monte et leur équipement.
A l’image du Western Pleasure, Cette épreuve est
jugée sur la condition, la conformation, la fluidité et
la régularité des allures du cheval. Le Hunter
under Saddle se pratique avec une selle anglaise et offre donc
aux cavaliers de l’équitation classique une alternative
non négligeable et aujourd’hui très recherchée.
Nous sommes aujourd’hui l’un des seuls centres
d’entraînement à proposer cette discipline à nos
clients.
Vous éduquez vos chevaux selon les méthodes
pratiquées et enseignées par Monty Roberts et
Pat Parelli. Quels avantages ces nouvelles méthodes
présentent elles à vos yeux ? Quel est votre
regard et votre avis sur ces nouvelles méthodes éthologiques
?
Après sa formation en équitation classique, notre
entraîneur s’est tourné vers l’équitation
américaine à la recherche d’une méthode
de débourrage qui lui conviendrait bien de part sa vision
du cheval. C’est alors qu’il a fait connaissance
avec ces méthodes dites « éthologiques » mais
simplement basé sur une véritable communication
corporel entre le cavalier et le cheval. Ces méthodes
lui ont offert exactement ce qu’il recherchait c'est-à-dire
un moyen de travailler les chevaux dans la douceur et en utilisant
leur propre « langages ».
De notre point de vue, ces méthodes ne sont pas si nouvelles
que l’on peut le prétendre. Il existe à notre
avis un énorme phénomène marketing autour
de l’éthologie. J’en veux pour preuve une
citation d’une célèbre « éthologue » française
lors d’une démonstration au salon du cheval de
paris : « …ce n’est pas moi qui est inventé le
mot éthologie, c’est mon éditeur».
Ce phénomène répond bien entendu à une
demande grandissante de découverte de ces méthodes
et nous en sommes pleinement satisfait car elles nous paraissent être
efficace et conforme à une bonne éducation des
chevaux. Nous nous désolons cependant de constater que
certains professionnels aient pu en faire un véritable
business très rentable.
Nous nous devons donc de rappeler que l’éthologie
est d’abord une méthode très efficace pour
l’éducation des chevaux et non une « marque
de fabrique ». Nous pratiquons donc les méthodes
dites des chuchoteurs sans forcément le crier sur les
toits.
Le principe des méthodes utilisées par notre
entraîneur repose sur la volonté du cheval à bien
faire et sur ces capacités à obéir de
son plein gré et non sous la contrainte. L’éducation
du jeune cheval avant le débourrage repose sur ce principe
qui permettra au cheval d’accepter naturellement le travail
et le cavalier dans le respect mutuel.
Votre
agence offre un service d’assistance aux cavaliers,
Quels sont en général les problèmes
que ceux-ci rencontrent le plus avec leur monture ?
On dit souvent qu’il n’y a pas de mauvais chevaux
mais de mauvais cavaliers, qu’en pensez vous ?
L’agence cheval a d’abord pour but de guider les
gens dans leur projet d’achat et de trouver, avec eux,
le cheval qui leur conviendra. Ce principe permet d’éviter
des déceptions pour certains propriétaires qui
se retrouve avec un cheval qu’ils aiment beaucoup mais
qui ne correspond pas forcément à leurs objectifs
de monte. La recherche du bon cheval relève du parcours
du combattant pour le futur propriétaire. Il cours d’élevage
en élevage et se confronte à un phénomène
tout naturel de concurrence entre les éleveurs qui ont
besoin de vendre leurs chevaux même si ils ne sont pas
totalement adaptés à la demande du client. C’est
pour briser ce phénomène que nous avons créé l’agence
cheval. Nous nous sommes naturellement engagés auprès
des éleveurs avec qui nous travaillons à ne pas
faire nous-même d’élevage pour garder notre
neutralité et notre pouvoir de conseil auprès
des futurs propriétaires. Le fait d’acquerir un
cheval est un véritable projet et nous aidons les futurs
propriétaires à le mener à bien du premier
coup.
L’agence offre aussi une série de services qui
simplifie énormément les ventes pour les propriétaires
comme pour les éleveurs. Nous traitons par exemple tout
ce qui concerne les papiers de transfert de propriété,
visite d’achat… Nous offrons des possibilités
d’assurance, de crédits avantageux, de transport… En
ce qui concerne les chevaux montés, nous essayons, dans
la mesure du possible, d’offrir quelques heures de stage
au nouveau propriétaire pour l’aider à prendre
en main son nouveau compagnon. En ce qui concerne les chevaux
de loisir, nous avons mis au point une formation spécifique
qui comprend, au dela du débourrage, des bases de trails
(passage d’obstacles courants en extérieur), des
bases de pleasure pour l’attitude et surtout beaucoup
d’extérieur pour familiariser le jeune cheval
aux divers « perturbations » qu’il sera amené à rencontrer.
De notre point de vue, il n’y a effectivement pas de
mauvais chevaux (sauf cas très rare) mais il y a souvent
des chevaux qui ne correspondent pas aux attentes des cavaliers.
L’équitation western en Europe est en constante
progression, elle représente aussi un nouveau marché (économiquement
parlant..) pensez vous qu’il faudrait plus de vigilances
et de réglementations afin de peut être évincer
certaines personnes de mauvaises foi dont le seul but serait
se surfer sur la vague au détriment des chevaux et des
cavaliers?
La législation française se met doucement en
place en ce qui concerne l’équitation western.
Les associations travaillent en collaboration avec l’état
pour la mise en place de règles et de diplômes.
Il existe aujourd’hui des textes qui tentent d’établir
une structure légale quand aux diplômes d’enseignement.
Ces textes souffrent pourtant aujourd’hui cruellement
de moyens pour leur mise en place. Par exemple, il n’existe
aujourd’hui aucune commission de Validation d’Acquis
pour le diplôme d’enseignement en équitation
Western. Le temps engendrera certainement ces cycles de formations
et de validation d’acquis au niveau régionale.
Il n’existe aujourd’hui qu’un seul diplôme
réellement adapté à l’équitation
Western et ayant une valeur légale pour permettre la
pratique de l’enseignement : le BPJEPS. Toutefois, il
n’existe aujourd’hui aucune école ou structure
de formation apte à délivrer ce diplôme.
Il est vrai qu’aujourd’hui la législation
française se penche sur le problème de l’enseignement
mais néglige le problème de l’entraînement.
Il n’existe aujourd’hui aucune structure de formation
pour le métier d’entraîneur et de ce fait
nous voyons apparaître sur le « marché du
western » comme sur n’importe quel marché un
certain nombre de titre comme éthologue, formateur,
chuchoteur, entraîneur… Ces titres ne sont pas
forcément illusoire et heureusement mais il n’existe
aucun repère pour le client de le savoir. La meilleure
solution aujourd’hui pour se faire une idée correcte
des capacités d’un entraîneur est de le
regarder travailler avec ses chevaux et d’examiner ses
résultats en compétition.
Comment
envisagez vous l’avenir de votre agence, Vous
avez, je crois récemment emménagé dans
de nouveaux locaux ?
Nous sommes installés dans nos nouveaux locaux depuis
le 1er janvier 2005. C’est pour garder un niveau de qualité optimal
tout en augmentant notre capacité d’accueil, devenu
trop juste, que nous avons choisi de nous implanter en plein
centre de la France. A deux heures de paris, 1 heure de Clermont-Ferrand
et 2 heures de Lyon, entre Nevers et Moulins, nous hébergeons
les chevaux de propriétaires qui nous sont confiés
pour le débourrage ou la préparation à la
compétition mais aussi des chevaux confiés à l’agence.
C’est ce coté dépôt-vente/travail
que nous souhaitons développer pour concrétiser
le « carrefour » que matérialise aujourd’hui
l’agence sur Internet et permettre à tous de venir
voir les différents chevaux qui nous sont confiés à l’agence.
Nous avons aussi pour projet d’organiser des rendez-vous
de randonneurs et de clinics sur le travail des poulains ou
de la préparation au concours. Nous
tenons à remercier Pierre THOMAS d'avoir répondu à nos
questions, Vous pouvez en savoir plus sur l'agence de La Palousey
en visitant leur site à l'adresse suivante: www.lapalousey.com
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