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Nous
vous invitons à découvrir ce mois
ci le témoignage de Florence
HARACHE, présidente de la NCHA France
et tous récemment reélue pour un
troisième mandat à la tête
de cette association, qui sur le modèle
et les principes de la NCHA USA s'est donné pour
but la promotion du cutting sur notre territoire.
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Interview
réalisée par Laurent LAMOTTE pour Equi-western.com
Source photos: www.cutting.fr
Tout
d’abord, comment et/ou à quelle occasion
avez-vous découvert l’équitation
western ?
Au salon du cheval de Paris, il y a plus de 20 ans maintenant.
Pourquoi avoir choisi le cutting
?
Ma famille et moi avons pratiqué toutes les disciplines de l’équitation
western avant de nous consacrer uniquement au cutting.
Vous avez assisté (et participé)
au développement de cette discipline dans l’hexagone.
Comment imaginez-vous le futur de cette discipline chez nous ?
Je crois que le cutting est un sport fort tant par les sensations éprouvées
et partagées par les chevaux et cavaliers que par les valeurs
humaines qu’il demande: Donc longue vie au cutting.
Vous venez d’être élue,
pour la 3éme fois consécutive, présidente
de la NCHA France. Quelle sera votre « Programme » ou
votre « ligne directrice » pour cette nouvelle année
de présidence ?
Poursuivre une démarche de qualité dans l’esprit
de la NCHA USA.
Quand et par qui a été créé la
NCHA France ?
La NCHA of France a été créée en 1994 par
Jacky Hirschauer.
Comment fonctionne t-elle ? Son rôle
est –il le même que pour toute fédération
sportive ?
C’est une association sportive à but non lucratif et son
but principal est la représentation de la NCHA USA en France et
la promotion du cutting.
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Source photo:
www.cutting.fr
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Source photo:
www.cutting.fr
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Combien
de concours sont organisés par an par la
NCHA France ?
Environ 5 ou 6 concours par an et des futurities réservés
aux jeunes chevaux.
Avez-vous des cavaliers français
qui sortent à niveau européen ?
Bien sûr et au meilleur niveau puisque le secrétaire de
notre association Alain Boissier est le champion d’Europe en titre.
Quels sont les objectifs que cette
association s’est fixés, développer le cutting
en France bien évidement mais par quels moyens ?
Développement et pérennité du cutting au meilleur
niveau. Notre rôle à la NCHA of France est la sauvegarde
la qualité dans l’esprit NCHA USA.
Quels sont vos chantiers à court
terme, puis ceux qui nécessiteront plus de temps ?
Le court terme c’est l’organisation de concours dans les
règles et l’esprit made in US, à plus long terme
l’encouragement financier des futurities qui oeuvre à la
promotion de l’élevage et de l’entraînement
made in France.
Le cutting, malgré un intérêt grandissant, semble
avoir du mal à se développer chez nous, pourquoi ?
Au-delà de l‘aspect financier non négligeable, la
pratique du cutting exige immédiatement et sans compromis possible
un cheval de cutting et son extraordinaire atavisme du sens du bétail,
mais aussi des vaches pour concourir et s’entraîner : le
challenge est de taille !
Le cutting n’est il pas un
sport un peu trop fermé sur lui-même, ne pensez-vous
pas que des efforts devraient être faits sur la communication
et le « marketing » ?
Le cutting est une discipline équestre plutôt conviviale,
le compétiteur a autant besoin de cavaliers pour l’aider
que d’entretenir avec le milieu rural des rapports étroits
et privilégiés. Mais sans aucun doute la communication
avec le grand public est nécessaire et fait partie de nos projets
pour 2007.
Pourquoi
est il si difficile d’organiser des concours de
cutting, ainsi que d’y faire venir participants
mais aussi spectateurs ?
Le cutting est un sport de haut niveau technique qui répond à des
règles très strictes qui garantissent le respect du cheval
et du bétail. Organiser des concours approuvés demande
des efforts importants de la part des organisateurs en matière
de respect du cahier des charges, sans qu’ils puissent en attendre
des retombées financières immédiates.
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Source photo:
www.cutting.fr
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Source photo:
www.cutting.fr
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En
parlant de spectateurs, le cutting n’est
il pas une discipline trop technique, pour être
appréciée par le plus grand nombre
(et là, je pense encore aux spectateurs)?
Même un public peu formé à la discipline apprécie
la beauté du spectacle offert par un cheval et une vache jouant,
libres, face à face.
Pourquoi y a-t-il des concours
qui sont approuvés et d’autres pas ?
Un concours approuvé par la NCHA USA répond à un
cahier des charges très précis qui garantit les meilleures
conditions de compétition à tous les participants, et le
respect des règles de concours.
Qu’est ce que cela change
pour les cavaliers et pour les chevaux ?
Pour les chevaux c’est le gage par exemple d’un sol de bonne
qualité et aussi de l’application de la règle d’or
de la NCHA : la tolérance zéro CAD qu’il n’est
toléré aucune violence à l’encontre des chevaux
ou du bétail. Pour les cavaliers des conditions claires et définies
selon un règlement, et l’assurance d’un jugement de
qualité établi par des juges qui suivent des séminaires
de formation tous les 2 ans, le paiement de leurs gains selon un barème
avantageux, de même que l’enregistrement de ces gains ce
qui permet aisément de déterminer la valeur d’un
cheval. Exemple du cahier des charges : le bétail est toujours
du bétail dit « frais » pour les concurrents avec
un minimum recommandé par cavalier. Le même troupeau n’est
donc jamais réutilisé.
Des classes particulières
lors des concours sont-elles prévues pour des cavaliers
débutants dans cette discipline ? La
NCHA prévoit 11 classes différentes en compétition
pour répondre tant au problème des cavaliers
débutants qu’à celui du cheval novice.
Chacun peut sans souci y trouver son compte et goûter
aux joies de la compétition à son niveau.
Le cutting attire beaucoup
de cavaliers mais souffre d’à priori du genre
: Chevaux trop chers, difficulté à organiser
(notamment à cause du bétail), coût des
engagements, etc…. Que pourriez vous dire, à part
que le cutting est un sport extraordinaire, à ceux
qui souhaiteraient sauter le pas mais qui sont encore hésitants
?
La NCHA of France propose sur chaque concours une classe appelée « any
horse any rider « qui permet de s’essayer aux joies du cutting
sur un bon cheval, première porte d’accès , ensuite
rien de tel pour se familiariser avec la discipline que de venir aider
les concurrents, on apprend énormément ainsi et là tous
les a priori et les questions tombent : il ne reste plus qu’à s’investir
!
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Source photo:
www.cutting.fr
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En
parlant de coût, quel est le prix moyen d’un
cheval de cutting, avant débourrage et après
débourrage.
Il n’y a pas de prix moyen il y a des chevaux de cutting à tous
les prix de tous ages et de tous niveaux.
La NCHA compte elle travailler
(Ou travaille t-elle déjà) en collaboration
avec les éleveurs afin d’inciter et d’améliorer
encore l’élevage des chevaux de cutting en France
?
L’organisation et le financement de futurities épreuve réservée
aux jeunes chevaux puis des épreuves Derby tout au long de l’année,
sont pour l’instant la meilleure façon d’encourager
et de promouvoir l’élevage français et le travail
des entraîneurs, c’est une priorité de notre association
et elle y consacre un budget conséquent.
Comme je le disais plus haut,
le cutting semble plutôt inaccessible à beaucoup,
que compte faire le NCHA pour prouver le contraire ?
L’inaccessible étoile : certainement pas mais se dire que
peut être un jour ce sera son tour : sans aucun doute : nous avons
tous commencé comme çà.
Comment fait on la différence
entre un bon cheval de cutting et un mauvais cheval de cutting
lors d’un achat par exemple ?
Il est difficile de dire d’un cheval qu’il est bon ou mauvais,
les seuls critères objectifs sont d’une part ses gains en
compétition et d’autre part le score qu’il obtient
régulièrement en compétition.
Y a-t-il un système particulier
de cotation de ces chevaux de compétition, comme l’indice
par exemple en France ?
Non en dehors des gains obtenus en compétition par le cheval et
de ceux de ses parents.
Si un cavalier souhaite débuter
dans le cutting, avec beaucoup de motivation, mais n’a
pas un cheval qui correspond réellement à la discipline,
quels conseils lui donnerez vous ?
Le cutting, c'est avant tout une question de cheval. 96% des chevaux
de cutting sont des Quarter Horse. Des QH de lignée spécifique,
issus d'une sélection rigoureuse. Aujourd'hui, en France quelques éleveurs
proposent des produits présentant un bon potentiel, nos entraineurs
travaillent à préparer ces chevaux. Par ailleurs un certain
nombre d'amateurs iimportent aussi des Etats-Unis des chevaux prêts à la
compétition. Ces même chevaux fournissent en fin de carrière
d'excellents maîtres d'école. Bref le choix est grand et
il donc possible d'investir dans un bon cheval de cutting et de se faire
plaisir très rapidement avec la monture adaptée. Pourquoi
se priver?
Le
cutting, tout comme d’ailleurs d’autres disciplines
de l’équitation western, n’aurait il pas tout
intérêt à se fédérer plus que
ce n’est le cas actuellement ?
Sans doute ne sommes nous pas encore prêts mais l’idée
est là.
D’autre pays Européens tels
que l’Italie et l’Allemagne ont une certaine avance sur
nous autres Français, comment et pourquoi en est il ainsi ?
Ils n’ont pas d’avance sur nous, bien au contraire, par contre
eux ils rassemblent plus de compétiteurs, mais nous n’avons
rien à envier à leurs conditions de concours ou au niveau
de leurs concurrents.
Pour finir, y a-t-il un message particulier
que vous souhaiteriez faire passer à nos lecteurs ?
N’hésitez plus, offrez-vous l’intense bonheur de monter
un cheval de cutting !
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Nous tenons à remercier Florence Harache d'avoir répondue à nos
questions. Si vous désirez en savoir plus sur la NCHA France
ainsi que sur le cutting en général, nous vous invitons à visiter
le site de la NCHA France à l'adresse suivante: www.cutting.fr
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