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LES ARCHIVES REPORTAGE

LE MYSTERE FRANK HOPKINS

Le cinéma hollywoodien s'en est récemment inspiré pour le film "Hidalgo", il serait le cavalier de tous les superlatifs, vainqueur de plus de 400 courses d'endurance, nous vous invitons à découvrir l'histoire de Frank Hopkins.
Un personnage illustre de l'histoire de l'ouest Américain, revendiquant le titre du plus grand cavalier d'endurance de l'histoire et farouche défenseur des mustangs.
Découvrez son destin contreversé et hors du commun.


Frank Hopkins, meilleur cavalier d’endurance de tous les temps ou le mystère Franck Hopkins.

Article rédigé par Equi-western.com
Source textes et photos: www.frankhopkins.com


Deux facteurs font de Franck Hopkins un extraordinaire homme de cheval: Sa capacité et son habileté a estimer et gérer les capacités d’endurance d’un cheval jusqu’a l’effort maximal et le défenseur des mustangs qu’il a été.
Frank Hopkins aurait participé à plus de 400 courses d’endurance durant sa vie. Les ayant pratiquement toutes gagnées.
Sa course la plus célèbre se serait déroulée en Arabie sur une épreuve de 3000 miles (4800 kilomètres) sur un mustang nommé Hidalgo.
L’histoire de Franck Hopkins est intimement liée a celle des mustangs, après avoir passé près de 60 ans en selle sur tous les terrains de l’ouest Américain, Franck était persuadé que le mustang était le meilleur cheval qu’on puisse trouver.
Dans un des ses nombreux témoignages on peut lire "Le mustang est un cheval inépuisable, incroyablement rustique et endurant, et qui peut gagner n’importe quelle course d’endurance, quel qu’en soit le lieu ou les règles" Il les qualifia aussi "d’intelligents et économiques”.
Il disait aussi "Ces animaux ont été livrés a eux même durant des générations, ils ont eu à se débrouiller seuls, en ayant d’autre choix que de survivre ou mourir. Et Ceux qui ont survécu sont des animaux d’une intelligence supérieure" ou encore "Le mustang est capable de survivre ou une vache crèverait de faim "

Pine Ridge Indian Reservation, 1890
Hopkins avec le Buffalo Bill's Wild West Show, 1893

Franck Hopkins serait né en 1865, un peu après la guerre civile, dans une cabane de rondins, près de Fort Laramie, dans le Wyoming. Son père travaillait pour l’armée et sa mère, selon la légende, aurait eu pour père un grand chef sioux. Frank eut d'ailleurs très souvent l’occasion de chevaucher avec les Sioux, pour capturer et dresser de chevaux sauvages.
En 1977, alors adolescent, il travaille comme messager et estafette pour l’armée Américaine sous les ordres des généraux Miles et Crook. Plus tard, il devint chasseur de bisons, et côtoya à cette époque des chasseurs célèbres tels que Buffalo Jones, Bill Matheson, William Hinrer, et même le très célèbre Bill Cody, plus tard connu sous le nom de Buffalo Bill.

Le premier mustang que posséda Hopkins était une petite jument blanche. Il l’acheta en 1877, à l’époque où l’armée Américaine faisait pression pour démunir les indiens de leurs montures. Après que les sioux furent contenus dans les réserves de Pine Ridge, le Général Crook ordonna que tous les poneys capturés soient abattus, en n’en gardant que deux par tipi. Un des chefs sioux nommé Red Calf était un ami d’enfance de Franck et lui conseilla d’acheter cette jument avant qu’elle ne soit abattue, le chef l’avait repérée et affirma à Franck que cet animal pouvait galoper toute une journée sans se fatiguer.
Le lendemain matin, Franck approcha le général Crook afin de lui proposer d’acheter la jument, c’était maintenant la propriété du gouvernement mais le général accepta néanmoins de la céder à Hopkins contre 3 dollars d’argent. C’est bien plus tard, que Hopkins achètera un étalon pinto aux apaches, qu’il croisera avec cette jument, ce qui donnera naissance à ce qu’il baptisera sa "White- y line"
Ce ne fût pas sur un des chevaux de cette lignée que Hopkins concouru dans sa première course d’endurance mais sur un cheval, nommé Joe, un irascible étalon, buckskin foncé aux crins noirs. Ce cheval appartenait a Buffalo Jones, à cette époque Franck travaillait avec Buffalo et était en charge des chevaux, Jones dit un jour à Hopkins qu’il lui donnerai l’animal si il parvenait à le dresser, il avait acquis ce cheval avec d’autres mais jamais personne n’avait réussi a le monter.

Franck Hopkins and Bud Tobel
Trois des chevaux favoris de Hopkins, Darkie, Blaze and Blueskin, dont deux étaient des mustangs.

Pendant deux mois, Hopkins travailla avec l’animal et parvint a obtenir sa confiance puis réussi à le monter. A l’été 1886, une course d’endurance fut organisé entre Galveston au Texas et Rutland, dans le Vermont. Franck et Buffalo Jones qui était lui aussi, un adepte des mustangs étaient tous deux persuadés qu’un mustang pouvait battre n’importe quel autre type ou race de chevaux. Ils décidèrent alors de prouver leur théorie et Buffalo accepta de financer hopkins si celui-ci acceptait de participer à la course.

Un seul cheval était autorisé par cavalier et chaque journée ne devait pas excédé 10 heures de trajet, des juges étaient placés le long du parcours afin de vérifier des cartes de temps que devait leur présenter les concurrents. La technique de Franck consistait a partir tranquillement, et habitué le cheval tous doucement au terrain, pour Franck, c’était juste du bon sens: Donner au cheval l’opportunité de se mettre en condition, physiquement et mentalement, Cet aspect de la prise en compte de l’état mental de l’animal était selon Hopkins ce qui manquait à beaucoup de cavaliers d’endurance et était la cause de leurs échecs.

Au début des 1799 miles que comptait cette course, Franck resta donc en queue de peloton, s’appliquant a mettre en pratique sa technique laissant à son cheval quelques jours pour se mettre dans le bain, et acquérir un certain rythme, puis, le 13 Septembre, il remonta sur les autres concurrents et commença a passer devant certains d’entre eux. Au 17 ème jour de l’épreuve, Joe et Franck doublèrent le cheval de tête, et remportèrent la course en empochant au passage les quelques 3000 dollars de récompense. Il parcoururent le trajet en 31 jours, avec une moyenne de 57.7 miles par jour. Le second franchit la ligne d’arrivée 13 jours après eux. Cette victoire retentissante valurent à Franck et son mustang d’innombrables éloges, Buffalo Bill fût l’un de ceux qui admira la performance et il proposa a Franck de rejoindre son show.

Images du film "Hidalgo"
Images du film "Hidalgo"

En 1889, alors que le Buffalo Bill Wild West show était à Paris pour l’exposition universelle, un homme d’affaire Arabe nommé Rau Rasmussen, passionné de chevaux se présenta a Hopkins et lui parla d’une course de 3000 miles à laquelle participaient les meilleurs spécimens de chevaux arabes. Ayant entendu parler des exploits de son mustangs, Il proposa à Hopkins de participer à cette course.

Franck était très interéssé par le défi mais avait une hésitation qui était principalement liée au côté financier d’une telle aventure. Le jour suivant, Nathan Salisbury, l’un des officiels du "Congress of Riders of the World" et Rau Rasmussen rendirent à nouveau visite à Franck pour rediscuter de la proposition de la veille, Salisbury proposa alors de financer le projet si Hopkins acceptait d’y participer.

Frank emmena en Arabie 3 chevaux. Son favori était un étalon pinto nommé Hidalgo. Les deux autres étalons étaient demi frères, mais ils étaient tous trois issues de "la White-y line".
Hidalgo était un superbe étalon âgé de 8 ans, que Franck avait déjà monté pour quelques courses difficiles, et c’est ce cheval qu’il choisit finalement pour participer a cette épreuve.
Nous sommes alors en 1890 et la course compte une centaine de participants qui partirent de Aden. Les meilleurs chevaux et cavaliers de toute l’Arabie étaient présents et Hopkins avec son mustang tâcheté ne manquèrent pas de se faire remarquer.
Le terrain était désertique et très rocailleux, la seule nourriture disponible était une sorte de plante qui pousse dans le désert, plutôt rare mais en contrepartie très nutritive. Des caravanes étaient chargées d’approvisionner en orge les chevaux et l’eau était plutôt rare; Il arriva qu’ hommes et chevaux ne boivent pas durant deux jours.
A la deuxième semaine de course, Franck décida d’entreprendre la remonté sur les concurrents qui le précédaient, mettant en pratique sa stratégie habituelle, de plus, à ce moment de la course, les conditions extrêmes ainsi que le manque d’eau et de nourriture avaient déjà éliminés les chevaux les plus fragiles. Jour après jour, Franck et hidalgo remontaient sur leurs concurrents, pour finalement parvenir à prendre la tête.
Au 68 ème jour de course, ils franchirent la ligne d’arrivée. Le second arriva 33 heures après, et seulement 3 autres chevaux finirent la course.
Ce fût là l’épisode le plus glorieux de la carrière de Franck Hopkins, plus grand cavalier d’endurance de tous les temps ??



Malheureusement, il semblerait que ce fabuleux destin présente de nombreux "bémols", effectivement, et ce principalement depuis la sortie du film de Disney consacré à ce personnage de l’ouest, nombre d’historiens, archivistes et chercheurs remettent en cause la véracité des faits que s’appropria lui-même Franck Hopkins.
Il ne serait pas né à fort Laramie, on ne retrouve aucune trace de son passage dans l’armée Américaine, il n’aurait jamais connu, ni même pris part au spectacle de Buffalo Bill et que les 400 courses auxquelles il aurait affirmé avoir participé et presque toutes gagnées n’auraient même pour la plupart jamais existées !!
Il n’aurait jamais non plus côtoyé de près ou de loin des personnages tels que Théodore Roosevelt, Sitting Bull et Black Elk, l'auteur Zane Grey, de William Hart, une star du cinéma bien connu à cette époque, Billy the Kid, ou encore Wild Bill Hickok, qu’il revendiquait pourtant être de proches amis.
Alors, Franck Hopkins, le plus grand cavalier d’endurance de tous les temps ou bien un imposteur ?
Qui détient la vérité, Hopkins ou bien ses détracteurs ? N’a-t-il réalisé aucun des exploits dont il se crédite, en a-t-il réalisé une part et en a exagéré l’autre ?
Une chose est sûre, le personnage Franck Hopkins même si il a enjolivé ses exploits, voir les a inventés de toutes pièces, a bel et bien existé et sa notoriété aura au moins servi à une chose, mettre en avant les mustangs et servir les intérêts de ces chevaux qui le méritent bien.

Si vous désirez en apprendre plus sur le destin controversé de Franck Hopkins, et vous faire votre propre opinion, nous vous invitons à consulter le site suivant:
www.frankhopkins.com





 

 

 

  
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