Deux facteurs font de
Franck Hopkins un extraordinaire homme de cheval: Sa capacité et
son habileté a estimer et gérer les capacités d’endurance
d’un cheval jusqu’a l’effort maximal et le défenseur
des mustangs qu’il a été.
Frank Hopkins aurait participé à plus de 400 courses d’endurance
durant sa vie. Les ayant pratiquement toutes gagnées.
Sa course la plus célèbre se serait déroulée
en Arabie sur une épreuve de 3000 miles (4800 kilomètres) sur
un mustang nommé Hidalgo.
L’histoire de Franck Hopkins est intimement liée a celle des
mustangs, après avoir passé près de 60 ans en selle
sur tous les terrains de l’ouest Américain, Franck était
persuadé que le mustang était le meilleur cheval qu’on
puisse trouver.
Dans un des ses nombreux témoignages on peut lire "Le mustang
est un cheval inépuisable, incroyablement rustique et endurant, et
qui peut gagner n’importe quelle course d’endurance, quel qu’en
soit le lieu ou les règles" Il les qualifia aussi "d’intelligents
et économiques”.
Il disait aussi "Ces animaux ont été livrés a eux
même durant des générations, ils ont eu à se débrouiller
seuls, en ayant d’autre choix que de survivre ou mourir. Et Ceux qui
ont survécu sont des animaux d’une intelligence supérieure" ou
encore "Le mustang est capable de survivre ou une vache crèverait
de faim "
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Pine Ridge Indian Reservation, 1890
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Hopkins avec le Buffalo Bill's Wild
West Show, 1893
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Franck Hopkins serait
né en 1865, un peu après la guerre civile, dans une cabane
de rondins, près de Fort Laramie, dans le Wyoming. Son père
travaillait pour l’armée et sa mère, selon la légende,
aurait eu pour père un grand chef sioux. Frank eut d'ailleurs très
souvent l’occasion de chevaucher avec les Sioux, pour capturer et
dresser de chevaux sauvages.
En 1977, alors adolescent, il travaille comme messager et estafette pour
l’armée Américaine sous les ordres des généraux
Miles et Crook. Plus tard, il devint chasseur de bisons, et côtoya à cette époque
des chasseurs célèbres tels que Buffalo Jones, Bill Matheson,
William Hinrer, et même le très célèbre Bill Cody,
plus tard connu sous le nom de Buffalo Bill.
Le premier mustang que
posséda Hopkins était une petite jument blanche. Il l’acheta
en 1877, à l’époque où l’armée
Américaine faisait pression pour démunir les indiens de leurs
montures. Après que les sioux furent contenus dans les réserves
de Pine Ridge, le Général Crook ordonna que tous les poneys
capturés soient abattus, en n’en gardant que deux par tipi.
Un des chefs sioux nommé Red Calf était un ami d’enfance
de Franck et lui conseilla d’acheter cette jument avant qu’elle
ne soit abattue, le chef l’avait repérée et affirma à Franck
que cet animal pouvait galoper toute une journée sans se fatiguer.
Le lendemain matin, Franck approcha le général Crook afin de
lui proposer d’acheter la jument, c’était maintenant la
propriété du gouvernement mais le général accepta
néanmoins de la céder à Hopkins contre 3 dollars d’argent.
C’est bien plus tard, que Hopkins achètera un étalon
pinto aux apaches, qu’il croisera avec cette jument, ce qui donnera
naissance à ce qu’il baptisera sa "White- y line"
Ce ne fût
pas sur un des chevaux de cette lignée que Hopkins concouru dans sa
première course d’endurance mais sur un cheval, nommé Joe,
un irascible étalon, buckskin foncé aux crins noirs. Ce cheval
appartenait a Buffalo Jones, à cette époque Franck travaillait
avec Buffalo et était en charge des chevaux, Jones dit un jour à Hopkins
qu’il lui donnerai l’animal si il parvenait à le dresser,
il avait acquis ce cheval avec d’autres mais jamais personne n’avait
réussi a le monter.
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Franck Hopkins and Bud Tobel
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Trois des
chevaux favoris de Hopkins, Darkie, Blaze and Blueskin, dont deux étaient
des mustangs.
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Pendant deux mois, Hopkins
travailla avec l’animal et parvint a obtenir sa confiance puis réussi à le
monter. A l’été 1886, une course d’endurance
fut organisé entre Galveston au Texas et Rutland, dans le Vermont.
Franck et Buffalo Jones qui était lui aussi, un adepte des mustangs étaient
tous deux persuadés qu’un mustang pouvait battre n’importe
quel autre type ou race de chevaux. Ils décidèrent alors
de prouver leur théorie et Buffalo accepta de financer hopkins si
celui-ci acceptait de participer à la course.
Un seul cheval était
autorisé par cavalier et chaque journée ne devait pas excédé 10
heures de trajet, des juges étaient placés le long du parcours
afin de vérifier des cartes de temps que devait leur présenter
les concurrents. La technique de Franck consistait a partir tranquillement,
et habitué le cheval tous doucement au terrain, pour Franck, c’était
juste du bon sens: Donner au cheval l’opportunité de se mettre
en condition, physiquement et mentalement, Cet aspect de la prise en compte
de l’état mental de l’animal était selon Hopkins
ce qui manquait à beaucoup de cavaliers d’endurance et était
la cause de leurs échecs.
Au début des 1799
miles que comptait cette course, Franck resta donc en queue de peloton,
s’appliquant a mettre en pratique sa technique laissant à son
cheval quelques jours pour se mettre dans le bain, et acquérir un
certain rythme, puis, le 13 Septembre, il remonta sur les autres concurrents
et commença a passer devant certains d’entre eux. Au
17 ème jour de l’épreuve, Joe et Franck doublèrent
le cheval de tête, et remportèrent la course en empochant
au passage les quelques 3000 dollars de récompense. Il parcoururent
le trajet en 31 jours, avec une moyenne de 57.7 miles par jour. Le second
franchit la ligne d’arrivée 13 jours après eux. Cette
victoire retentissante valurent à Franck et son mustang d’innombrables éloges,
Buffalo Bill fût l’un de ceux qui admira la performance et
il proposa a Franck de rejoindre son show.
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Images du film "Hidalgo"
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Images du film "Hidalgo"
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En 1889, alors que le
Buffalo Bill Wild West show était à Paris pour l’exposition
universelle, un homme d’affaire Arabe nommé Rau Rasmussen,
passionné de chevaux se présenta a Hopkins et lui parla d’une
course de 3000 miles à laquelle participaient les meilleurs spécimens
de chevaux arabes. Ayant entendu parler des exploits de son mustangs, Il
proposa à Hopkins de participer à cette course.
Franck était très
interéssé par le défi mais avait une hésitation
qui était principalement liée au côté financier
d’une telle aventure. Le jour suivant, Nathan Salisbury, l’un
des officiels du "Congress of Riders of the World" et Rau Rasmussen
rendirent à nouveau visite à Franck pour rediscuter de la
proposition de la veille, Salisbury proposa alors de financer le projet
si Hopkins acceptait d’y participer.
Frank emmena en
Arabie 3 chevaux. Son favori était un étalon pinto nommé Hidalgo.
Les deux autres étalons étaient demi frères, mais ils étaient
tous trois issues de "la White-y line".
Hidalgo était un superbe étalon âgé de 8 ans,
que Franck avait déjà monté pour quelques courses difficiles,
et c’est ce cheval qu’il choisit finalement pour participer a
cette épreuve.
Nous sommes alors en 1890 et la course compte une centaine de participants
qui partirent de Aden. Les meilleurs chevaux et cavaliers de toute l’Arabie étaient
présents et Hopkins avec son mustang tâcheté ne manquèrent
pas de se faire remarquer.
Le terrain était désertique et très rocailleux, la seule
nourriture disponible était une sorte de plante qui pousse dans le
désert, plutôt rare mais en contrepartie très nutritive.
Des caravanes étaient chargées d’approvisionner en orge
les chevaux et l’eau était plutôt rare; Il arriva qu’ hommes
et chevaux ne boivent pas durant deux jours. A
la deuxième semaine de course, Franck décida d’entreprendre
la remonté sur les concurrents qui le précédaient, mettant
en pratique sa stratégie habituelle, de plus, à ce moment de
la course, les conditions extrêmes ainsi que le manque d’eau
et de nourriture avaient déjà éliminés les chevaux
les plus fragiles. Jour après jour, Franck et hidalgo remontaient
sur leurs concurrents, pour finalement parvenir à prendre la tête.
Au 68 ème jour de course, ils franchirent la ligne d’arrivée.
Le second arriva 33 heures après, et seulement 3 autres chevaux finirent
la course.
Ce fût
là l’épisode le plus glorieux de la carrière
de Franck Hopkins, plus grand cavalier d’endurance de tous les temps
??
Malheureusement, il semblerait
que ce fabuleux destin présente de nombreux "bémols",
effectivement, et ce principalement depuis la sortie du film de Disney
consacré à ce personnage de l’ouest, nombre d’historiens,
archivistes et chercheurs remettent en cause la véracité des
faits que s’appropria lui-même Franck Hopkins.
Il ne serait pas né à fort Laramie, on ne retrouve aucune trace
de son passage dans l’armée Américaine, il n’aurait
jamais connu, ni même pris part au spectacle de Buffalo Bill et que
les 400 courses auxquelles il aurait affirmé avoir participé et
presque toutes gagnées n’auraient même pour la plupart
jamais existées !!
Il n’aurait jamais non plus côtoyé de près ou de
loin des personnages tels que Théodore Roosevelt, Sitting Bull et
Black Elk, l'auteur Zane Grey, de William Hart, une star du cinéma
bien connu à cette époque, Billy the Kid, ou encore Wild Bill
Hickok, qu’il revendiquait pourtant être de proches amis.
Alors, Franck Hopkins, le plus grand cavalier d’endurance de tous les
temps ou bien un imposteur ?
Qui détient la vérité, Hopkins ou bien ses détracteurs
? N’a-t-il réalisé aucun des exploits dont il se crédite,
en a-t-il réalisé une part et en a exagéré l’autre
?
Une chose est sûre, le personnage Franck Hopkins même si il a
enjolivé ses exploits, voir les a inventés de toutes pièces,
a bel et bien existé et sa notoriété aura au moins servi à une
chose, mettre en avant les mustangs et servir les intérêts de
ces chevaux qui le méritent bien.